Mardi 9 octobre 2007

Mélissa Gunn s’apprête à célébrer son mariage avec Gary Newpton, son ami d’enfance. Ils se connaissent depuis leur tendre enfance, leurs parents respectifs étaient amis de longue date. Mélissa et Gary sont tous les deux enfants uniques et ils se considéraient comme frère et sœur. Ils ont été dans les mêmes établissements scolaires, ils n’ont jamais oublié de fêter leurs anniversaires, ils ont fait les bêtises enfantins, et à deux, ils ont découvert une même passion : les animaux.
C’est à partir du lycée que Mélissa se rend compte qu’elle est jalouse de la petite-amie de Gary et qu’elle est amoureuse de son « frère ». A la même époque, la mère de Mélissa meurt d‘un cancer du poumon, dû à la cigarette. Gary, ainsi que ses parents seront un soutient primordial aux Gunn. Malgré tout, la vie continue et Mélissa fait des études pour devenir vétérinaire, avec Gary. Elle est toujours amoureuse de lui mais dans le plus grand des secrets. Lui a rompu avec sa copine et c’est pour ça que Mélissa en profite pour lui avouer ses sentiments, quitte à briser leur amitié fraternelle. Compréhensif, Gary l’accepte mais lui n’a rien pour sa « sœur », en dehors de sa grande amitié qu’il lui voue. Ils restent amis et Mélissa décide alors de vivre pleinement sa vie.
C’est à ce moment là que Gary commence à ressentir, quelques mois après la confession une certaine jalousie envers le petit-ami de Mélissa. Croyant à de la protection d’un frère, il verra plus tard que c’est plus que ça…
Deux ans après la mort de sa mère, à la date d’anniversaire, Gary était venu rendre visite à Melissa et la trouva en pleur devant la cheminée du salon. Sa mère lui manquait beaucoup. Et c’est en la réconfortant que leur premier baiser arriva. Et depuis ce jour,-là, voilà 6 ans ils sont restés ensembles et comme on l’a vu, ils vont se marier.
Mélissa avait toujours rêvé de porter la robe de sa mère pour son mariage, mais elle ne voulait pas y toucher sans avoir de permission et par respect pour sa mère.
- Toute façon, que tu sois en robe blanche ou en haillon, tu seras toujours la femme la plus belle de la galaxie, lui avait dit Gary, un soir dans leur chambre, alors que Mélissa parlait de la robe.
- L’amour fait délirer, hein Gary, avait répondu Mélissa en riant.
- Un beau délire agréable et bien plus que ça. Allez, viens t’allonger près de moi que je puisse te serrer très fort et te garder à tout jamais, ma chérie.
Mélissa alla, le lendemain matin acheter sa robe de mariée, accompagnée d’une amie du collège. Elle était très belle, Mélissa s’admira dans le miroir sous tous les angles, quand la directrice du magasin, une femme très élégante, d’une cinquantaine d’année habillée d’un tailleur bordeaux vint les voir, une robe de mariée sous le bras. Elle était identique à celle de la mère de Mélissa.
- On vous a payée cette robe, Mrs Gunn, lui dit-elle en lui montrant la robe.
- Qui ? lui demanda Mélissa, interdite devant la robe.
- Elle a tenu à garder l’anonymat. Allez, essayez là.
- Juste une description physique…
A ce moment là, Mélissa sortit son portefeuille pour payer une barrette à cheveux en dentelle pour son mariage, quand la directrice vit la photo de la mère de Mélissa à l’intérieur du portefeuille.
- C’est cette femme, lui dit elle en lui montrant la photo.
Mélissa la regarda et ses yeux se posèrent sur la directrice.
- C’est ma mère, elle est morte depuis des années. Ca m’étonnera, vous devez vous tromper.
- Non, c’est bien elle, insista la directrice. Elle m’a dit qu’elle était votre grande tante.  Tenez, elle m’a dit de vous remettre une carte d’ailleurs.
La directrice donna une carte à sa cliente et la lut.
 

Je sais que tu voulais cette robe à ton mariage. Moi, je ne serais pas là pour te voir la bas, mais d’en haut je te verrai.
 

Mélissa regarda la robe, puis la carte. De l’au delà, sa mère lui avait permit de vivre un de ses rêves les plus convoités. Elle sourit, mais cette histoire ne l’effrayait pas, au contraire elle en était ravie et se sentait protégée maintenant par l’esprit de sa mère.
C’est donc avec la robe de sa mère qu’elle se marie avec Gary. Et ils finiront sans doute leur vie ensembles. Et un jour, leur fille se mariera avec la même robe de mariée.

par Carolys
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Mardi 9 octobre 2007

Nathan Grier est un jeune étudiant en droit. A 20 ans, il a tout pour lui, une petite amie qu’il aime plus que tout, une bonne éducation, un bon niveau scolaire, il est d’une grande générosité et il est beau physiquement.
    Depuis qu’il a vu un procès qu’il a jugé injuste, à la télévision, alors qu’il n’avait que 9 ans, il décide depuis ce jour de défendre les droits de ceux qui en ont besoin en devenant plus tard un bon avocat. Ses parents, aisés lui offrent les études de droit, pour plusieurs années.
    Sa petite amie, Nathalie Simmons est tout le contraire de lui. Elle a fini ses études pour pouvoir travailler. Elle est serveuse, ses parents ne sont pas riches.
    Mais un jour, alors qu’il déjeune en compagnie de ses deux meilleurs amis dans le restaurant où Nathalie travaillait, il tombe immédiatement amoureux d’elle.
    Et cela fait depuis 2 ans qu’ils vivent le parfait amour.
    Mais un mal ronge le couple. En effet, Nathalie souffre d’une leucémie et ses sont comptés. Chaque jour, Nathan vit dans l’angoisse de voir partir son amour, de ne plus la voir sourire, rire, de ne plus pouvoir la toucher. Ils profitent de leur bonheur chaque instant, chaque seconde, chaque minute, chaque heure, ils ne se quittent pas.
    Nathan veut voir Nathalie vivre heureuse, pour elle il serait prêt à lui donner sa vie… et elle aussi ferait de même pour lui.
    Alors qu’il sortait de son université pour voir ses parents, Nathan croise un vieil homme. Il aborde Nathan d’une voix désolée, grave.
- Votre amie a été transportée à l’hôpital, dit-il simplement.
    Nathan croit voir le monde s’effondrer autour de lui. Il lâche ses affaires et prend l’homme par le col.
- Emmenez-moi la bas ! crie t’il.
    L’homme se dégagea de Nathan. Ce dernier était entre la crise de colère et la crise de larme.
- Quand vous y serez, il sera trop tard…
- Qui êtes-vous ?! Et comment me connaissez-vous ?!
- Depuis toujours, Nathan Grier… et mon identité reste inconnue…
- Emmenez-moi la voir !!
- Personne ne peut la sauver… sauf vous…
Bien qu’en colère, Nathan se calma. Sa respiration était saccadée.
- Et comment pourrais-je, moi ?
- En donnant votre vie pour sauver la sienne…
- N’importe quoi ! Vous dites n’importe quoi !
- Nathan, vous l’aimez ?
Nathan fut étonné de sa question.
- Bien sur, je l’aime de tout mon cœur, je lui donnerai ma vie pour elle.
- C’est la chose que je vous propose.
    Nathan le regarda droit dans les yeux. Il avait l’air sincère.
- Donc…mourir pour qu’elle vive… murmura Nathan. C’est vrai ?
- Oui.
- Et si je le fais, assurez-moi qu’elle vivra heureuse toute sa vie…
- Je vous le jure.
- Alors, j’accepte… je vais mourir pour la femme que j’aime…
    C’est ainsi que Nathan mourut, et qu’au même moment Nathalie se réveilla sur son lit d’hôpital. Mieux, elle n’était plus malade. Elle regarda sa pièce d’hôpital et fut déçue de voir que personne n’était là pour elle. Elle vit une lettre à son oreiller et la lut. Elle était courte.

Nathalie, ma chérie, si je ne suis pas là, à te voir réveillée, t’embrasser c’est que moi je suis mort pour te sauver la vie, pour te guérir. J’espère que tu auras la vie la plus belle du monde, car tu le mérite et du haut du ciel, je te veillerai. Je t’aime Nathalie.

  Elle pleura toutes les larmes de son corps, posa sa lettre sur son cœur et regarda le ciel. Elle murmura : « Nathan, je t’aime ».
    Et elle décida, quelques temps après de vivre heureuse comme Nathan lui avait demandé. Donc, elle l’a rejoint au ciel et là haut, elle sera heureuse avec lui.

par Carolys
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Mardi 9 octobre 2007
Marah Hyde est une mère de famille et une femme au foyer en même temps. Son fils aîné, Matthew à 17 ans et sa fille Hillary a 15 ans. Son mari, Edward est un grand cadre commercial. Les deux adolescents passent leur temps à se hurler dessus, Edward n’aide jamais Marah à tenir et celle-ci est excédée par tout ça.
Un jour, au petit-déjeuner, une dispute éclata entre le frère et la sœur, à cause d’une histoire de bacon. Marah, qui voyait que son mari lisait son journal comme s’il n’entendait rien, se mit à hurler.
 - Je commence sérieusement à en avoir assez de tout ça ! dit-elle avant de se lever de table et de monter dans la chambre.
Tout le monde se calma autour de la table, regardant ébahis Marah monter à l’étage. Cette dernière tremblait de colère et dit d’une voix énervée.
 -J’aimerai tant avoir une autre famille, avec des enfants qui s’entendent et un mari qui s’investit au moins dans notre ménage.   
Elle s’allongea sur le lit et commença à dormir petit à petit. Elle se réveilla une heure après. La maison était calme, Matthew et Hillary devaient être au cours et Edward au travail.
Marah se leva et sortit de la chambre. Elle alla sortir pour aller aux courses quand une chose l’arrêta. Elle avait vu sur une petite photo de famille posée sur une étagère que les enfants, ainsi que le mari avaient changé de physique. Marah prit le cadre et le regarda longuement.
- Ce n’est pas ma famille, murmura t’elle, tremblotante.
Un homme entra à ce moment là. C’était le même que sur la photo.
 - Ah, salut chérie, je reviens juste pour déjeuner. Je prépare mon repas.
 - Edward ? mumura t’elle en le regardant entrer dans la cuisine.
 - Edward ? demanda t’il depuis la cuisine, en riant un peu. On est marié depuis 19 ans et tu as oublié que mon prénom était George. Vincent et Dora ne viennent pas diner ce soir au fait, ils vont chez leur amie, Kimberly. Comme tu t’es assoupie ce matin, je n’ai pas pu te le dire.
- Vincent ?... Dora…
- Nos enfants, Marah, précisa George. Tu es sur d’aller ?
- Non, pas trop. Je… j’ai besoin de repos je crois.
- Ah bah vas-y chérie, je m’occupe de tout et à ton réveil tu auras un bon repas.
Marah monta en haut et se coucha sur son lit. Elle ne savait pas si elle rêvait ou si c’était vrai. Elle appela sa meilleure amie, Nadine.
- Salut, Nadine, tu vas bien ?... Dis, tu connais Matthew et Hillary au moins ?...Mais si, ce sont mes en… voisins…Oui enfin c’était juste pour savoir… Ah, désolée si tu es au travail…allez salut et bise.
Marah raccrocha et se mit à pleurer.
- Comment… par quel miracle… POURQUOI VOUS AVEZ PRIS MA FAMILLE ?!
Marah descendit de sa chambre et alla dans la cuisine, quelques temps après. Les enfants entrèrent de leur cours pour déjeuner et Marah eut un pincement au cœur en les voyant entrer.
- Dis, maman, tu as l’air malade, fit remarquer la fille en la regardant bien.
- Dora, laisse-la, dit George en mettant la table. Ta mère est malade.
Marah ne toucha pas le déjeuner. Dans les jours qui suivaient, George s’en inquiétait et il alla consulter avec sa femme un médecin, qui lui dit qu’elle faisait une grosse dépression et qu’il fallait la surveiller de près. Marah n’arrêtait pas de répéter : « Par quel miracle ?» et George trouva mieux de la placer dans un hôpital psychiatrique. Elle souffrirait de double personnalité, s’étant inventée une autre famille. Elle restera dans l’hôpital une bonne partie de sa vie.
par Carolys
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Mardi 9 octobre 2007
Mariann Dinston est une jeune romancière de 22 ans. Elle vient tout juste d’achever son premier recueil de petits récits qu’elle s’apprête a envoyé chez des éditeurs.
    Depuis qu’elle sait lire et écrire, elle en a fait de la littérature une passion. A 10 ans, elle reçoit une récompense à l’école pour une dissertation sur l’histoire d’une danseuse étoile qui a du renoncer à sa carrière à cause d’une blessure à la jambe.
    Mariann vit avec sa meilleure amie, Alice Jenkins et parallèlement avec sa passion, elle travaille en tant que secrétaire dans une agence de voyage.
    De son temps libre, elle va à la bibliothèque pour lire et étudier différentes choses pour pouvoir avancer sur son livre. Elle s’est mise à l’écriture d’une histoire d’amour entre une jeune femme et un fantôme.
    Tous les soirs, elle reste jusqu'à minuit à cet endroit. Elle est toujours déserte le soir et elle date depuis un siècle.
    Un soir, alors que Mariann se lance dans son premier chapitre, sa tête s’engourdit instantanément. Elle se tint la tête, puis ensuite prit son stylo et elle se mit à écrire toute autre chose de ce qu’elle avait prévu de mettre. Elle écrivit : Chapitre 1 : Un beau jour, alors que son premier chapitre devait s’appeler L’emménagement et devait raconter qu’une jeune femme emménageait dans une maison, alors que là le chapitre raconte l’histoire d’une femme et de son enfant pauvres qui vont faire la connaissance d’un homme riche qui va engager la mère comme gouvernante. Et cela se passe au 19ème siècle.
    Et pendant des mois entiers, Mariann délaisse son histoire d’amour entre le fantôme et la jeune femme pour se consacrer nuit et jour à celle de la vie d’une mère et de son fils pauvres et abandonnés de tous. Alice était vraiment inquiète de l’état de sa meilleure amie.
 - Repose-toi un peu, Mariann, lui disait-elle, alors qu’elles dinaient toutes les deux. On dirait un zombie.
 - Non, je t’assure, je vais bien.
 - Tu consacres trop de temps à ce fichu roman.
Mais Alice n’insista pas face à la persévération de Mariann
    Une fois l’histoire finie, ce n’est pas au nom de Mariann Dinston qu’elle le signa mais en celui de Janice Summers. Ensuite elle l’envoya à un éditeur qui le publia.
    Mariann se remit aussitôt à son projet de roman, mais cette fois-ci, encore elle abandonna soudainement son histoire pour écrire celui d’un esclave noir, puis encore un autre sur l’amour d’une femme riche et d’un homme pauvre. Et toujours au nom de Janice Summers que les livres étaient en publication.
    Un jour, alors qu’elle se trouvait seule à la bibliothèque, elle commença à écrire son histoire du début, quand l’engourdissement resurgit. Cette fois, elle ne renonça pas et continua à écrire son chapitre. Elle avait de plus en plus mal à la tête, mais résista. Tout à coup, elle l’écrivait autre chose, enfin ce n’était pas elle qui écrivait mais quelques chose dans son esprit. Elle marqua : Je t’ai choisit. Puis le cahier prit feu. Mariann recula et se leva de sa chaise, apeurée. Elle regarda son cahier se consumer, puis autour d’elle.
- Arrête de te cacher derrière mon écriture et montre-toi ! cria t’elle
    Un courant d’air envahit la salle et une voix se fit entendre.
 - J’ai choisit la naïveté d’une pauvre fille qui voulait écrire son premier livre pour qu’elle puisse écrire les miens. Je suis morte avant de pouvoir les publier.
 - Pourquoi moi ? Et qui êtes-vous ?
 - Ton talent m’a impressionnée. Je suis morte j’avais ton âge, mon père ne comprenait pas ma passion, il m’a tué, en 1896, il voulait que je devienne femme au foyer, avec des enfants, un mari. Mais ma vie, je la voyais autrement. Un soir, il m’a poignardée, puis sans remord m’a fait disparaître. Bien sur, personne n’a su que c’était lui l’assassin. Depuis longtemps, je cherchais un «  cobaye » pour écrire mes livres. Et je t’ai découvert.
 - Alors, laissez-moi Janice, supplia Mariann.
 - Bien sur, je te laisserai, il me reste un livre à écrire et ensuite, je disparais de ta vie pour toujours, en te remerciant de me rendre justice de la sorte.
    Mariann accepta d’écrire une dernière fois pour Janice et publia le livre au nom de Janice Summers. Et depuis, elle a pu écrire son roman sur l’histoire d’amour entre le fantôme et la jeune femme. Un roman qui fit un succès, ainsi que les romans de la mystérieuse Janice Summers, que Mariann a pu rendre public, et en même rendre justice à une femme assassinée.
par Carolys
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Mardi 9 octobre 2007

Toronto, 2001,

  Aymeric et Daphné Grant, un jeune couple de marié vient tout juste d’emménager dans un petit chalet, au Canada, isolé dans un bois. Ils aiment particulièrement la nature, ils vivent très simplement et ne sont pas du genre à se prendre la tête, ni même créer des conflits. Ils rêvent à deux de construire une famille, ils sont vraiment le couple que tout le monde admire.    Aymeric était en réalité un ancien taulard, il a été condamné pour trafic de drogue et il a rencontré Daphné en prison, alors qu’elle rendait régulièrement visite à son frère, qui était ami avec Aymeric. Ils sont tombé amoureux l’un et l’autre et depuis, Aymeric est devenu un homme posé, mais il a toujours été un homme bon, généreux, malgré la drogue.
    Daphné – de son nom de jeune fille MacCall – est une fille élevée dans un milieu précaire. Son frère ainé, celui qui était en prison a travaillé au noir, pour nourrir sa famille et il a été dénoncé, d’où son emprisonnement.
    L’endroit que le couple a choisit est un endroit désert, seul un autre chalet est à côté.
    Daphné, qui voulait connaître la personne qui vivait dans le chalet voisin alla frapper chez elle, un bel après-midi. Une dame d’un certain âge répondit à la porte.
- Bonjour, mademoiselle, dit-elle d’une voix douce. Vous êtes sans doute ma nouvelle voisine ? Je m’appelle Bethany Morgan. Mais on m'apelle Betty.
- Moi, c’est Daphné Grant et c’est madame, répondit à ça Daphné, avec un sourire radieux aux lèvres. Vous vivez ici toute seule ?
- Mon mari est décédé voilà 2 ans, d’une crise cardiaque, à l’âge de 62 ans…
- J’en suis vraiment navrée, madame…
- Oh, ne le soyez pas, ma belle, la mort fait partie de la vie. Dès la naissance, la mort est en nous.
    Les deux femmes passèrent leur journée à parler. Betty avait deux enfants, une fille, de 21 ans, Virginia et un garçon de 24 ans, Brandon qui vivaient à Londres et à Chicago.
Les deux femmes, malgré leur différence d’âge devinrent amies.
Les jours qui suivirent, Betty les passait chez les Grant, chez qui elle inspirait à présent une amitié sincère. Elle et Daphnée étaient vraiment très liées, et toutes deux se considérèrent comme mère-fille, au bout de quelques temps. A son âge, Betty avait besoin de beaucoup de compagnie, surtout que ses deux enfants étaient loin d’elle, géographiquement, mais ne manquaient jamais de demander des nouvelles de leur mère.
Mais un jour, pris d’un profond pressentiment, Daphné se leva et sortit dehors. Elle alla frapper dès l’aube chez Betty, mais personne ne répondit. Elle alla regarda à la fenêtre, mais les lumières étaient éteintes et la pièce baignait dans l’obscurité. Elle refrappa de toutes ses forces en criant : « Betty !! Répondez s’il vous plait !! » Mais sans aucun succès. Aymeric, qui avait entendu crier sa femme se précipita dehors et la rejoignit. Daphné lui raconta, mais Aymeric la rassura en lui disant qu’elle dormait surement encore et qu’avec ce boucan, elle doit être réveillée.
- Non…non… je le sens…, bégaya t’elle.
    Elle tenta de défoncer la porte, tandis que son mari, pris d’inquiétude par l’état de sa femme alla derrière le chalet. Il appela aussitôt Daphné, en criant de plus belle. Celle-ci, paniquée le rejoignit en courant. Aymeric lui montra une tombe. C’étai écrit Patrick Morgan, 1938 – 2000. Et juste à côté, Bethany Morgan, 1940 – 2000.
    Daphné regarda bouche-bée la tombe. Elle commença à reculer et s’enfuit en courant, suivie de près par Aymeric qui la prit par le bras.
- Ce n’est pas normal tout ça, dit –il, tremblotant malgré lui. Betty est…morte et nous on…on…
- Aymeric…
- … parlait à un FANTOME !!!
- Aymeric, re…regarde…
    Daphné pointa le doigt derrière lui et celui-ci se retourna. Tous deux étaient horrifiés par ce qu’ils voyaient. Le chalet qu’habitait Betty était en feu.
- Bon sang, c’est quoi tout ce cirque ! cria Aymeric.
     Une page de journal atterrit au pied de Daphné. Celle-ci la ramassa et le lit à voix basse. Un incendie accidentel a mis feu dans un chalet, à Toronto. Les propriétaires de cette demeure, Monsieur Patrick Morgan et sa femme Bethany, tous deux sexagénaires  ont péri à l’intérieur. L’article datait du 28 janvier 2000.
- Daphné, on est le 28 janvier aujourd’hui…, dit Aymeric, après avoir écouté Daphné lire.
    Quelques mois après, les Grant avaient emménagé à Ottawa, pour éviter que le même drame se reproduise devant leur maison. Mais Daphné se demandait pourquoi Betty s’était autant attachée à elle. Peut-être parce qu’elle lui faisait penser à sa fille Virginia et qu’elle voulait dans sa mort avoir une présence de sa fille. Et pourquoi Daphné avait-elle senti tout ça ?
    Quelques temps après, Daphné reçut par la poste  un collier en pierre de résine. En effet, un jour, alors que celle-ci et Betty discutaient devant une tasse de thé, cette dernière avait fait allusion à un collier en resine qu'elle tenait tant à lui offrir.
    En decouvrant le bijou, Daphné, le posa sur son coeur, leva les yeux au ciel, un sourire aux lèvres et murmura : "Merci".
    Et depuis, tous les ans, Daphné se receuille sur la tombe de Betty et de son mari.
par Carolys
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Mardi 9 octobre 2007
Déborah Flynn dirige, avec Linda Morrison sa meilleure amie un magasin de vêtements pour femmes enceintes depuis quelques mois, qui s’appelle Fly’son. Si, dans les tous débuts l’affaire ne fonctionnait pas, aujourd’hui elle marche à merveille. Cette idée d’ouvrir un magasin est venue alors qu’elles s’étaient toutes les deux retrouvées dans l’enfer du chômage, après des études de Commerce Marketing. Elles ont été soutenues par leur famille respective, leurs amis et même par leur ancien professeur de commerce.
Tous les jours, elles recevaient la visite du même facteur, Ian Sullivan, elles voyaient leur cliente toujours fidèle au poste, une femme d’un certain âge, qui malgré le tout début de l’ouverture du magasin, on ignorait tout de sa vie, si elle avait des enfants, un mari et même son prénom et son nom. On sait juste qu’elle vit à Chicago depuis une dizaine d’années.
Chaque semaine, Linda et Debby recevaient une livraison de vêtements, elles avaient engagés trois vendeurs et vendeuses, ainsi qu’un agent d’entretien.
Comme une fois par semaine, Linda restait le soir assez tard pour déshabiller les mannequins et les remplacer par les autres vêtements venus le jour même, et ensuite les protéger avec des sacs en plastique pour pas qu’ils prennent la poussière la nuit.
Alors qu’elle avait fini de déshabiller et rhabiller ses mannequins, Linda alla dans la réserve prendre les sacs quand elle entendit la porte de la boutique s’ouvrir et se refermer doucement, mais elle avait une oreille très fine et de la réserve, elle avait entendu ce bruit effrayant.
Elle sortit doucement de sa réserve et prit au passage un objet bien pointu, au cas où elle aurait à s’en servir. Elle marcha sur la pointe des pieds, elle entendait des pas, plusieurs pas, ils devaient être trois ou quatre dans la boutique.
 - Qui que vous soyez, sortez d’ici ou j’appelle la police ! cria Linda, toute tremblante, en se plaquant contre un mur.
Il eut un silence, puis encore des pas, ensuite un cri d’homme et le bruit d’une chute de mannequins.
- Ils s’en prennent aux mannequins, murmura Linda, en fermant les yeux. Je peux m’enfuir pendant ce temps là…
Elle resta sans rien faire pendant une bonne dizaine de minutes, elle n’avait plus rien entendu depuis. Elle se décolla du mur et marcha doucement vers la boutique. Elle remarqua que tout était vide, deux mannequins étaient par terre. Et là Linda cria avec un hurlement horrifié. Un homme était par terre, mort et baignait dans son propre sang. Linda s’agenouilla et poussa les deux mannequins qui la gênaient, puis remarqua un couteau à côté du corps, qui a du servir à poignarder l’homme. Elle regarda autour d‘elle, mais ne remarqua rien de suspect Elle recula de quelques pas et se cogna sur quelque chose. Elle se retourna et vit un mannequin qui ne devrait pas être ici. Elle le regarda bien et cru voir dans ses yeux une lueur de vie. Elle recula encore plus du mannequin et elle vit également que ses vêtements étaient tachés de sang.
- Mon dieu, c’est…c’est impossible, murmura t’elle.
Depuis ce soir, Linda n’osa plus croiser le regard d’un seul mannequin en porcelaine et ne resta plus seule dans la boutique.
par Carolys
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